les carnets & les instants recommandent des ouvrages écrits par des membres du Réseau Kalame

  1. Prendre son enfance par la main…

Daniel Simon, écrivain multiple et magister particulièrement actif dans la propagation de la lecture et de l’écriture, décline les beaux fantasmes de l’enfance sous les espèces d’une Autobiographie rêvée toute en images fortes et poétiques. Le texte central L’Ogre des cabanes précède Les fleurs en papier crépon, évocation romantique des souvenirs d’un séjour à la Mer du Nord vécu par le petit natif de Charleroi accompagné de sa maman.

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Daniel SIMON, Autobiographie rêvée, Mons, Couleur livres, coll. « Je », 2016, 88 p., 10 €

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  • Lucie, Violette, Olivia et les autres. Un groupe de femmes que l’on souhaiterait assurément rencontrer et pas seulement parce qu’elles se réunissent pour des parties de pêche à la mouche. D’emblée une amorce inattendue pour ce roman plein d’originalités que de nous présenter un cercle féminin de « pêcheuses » à la ligne surnommée les Women Fly Fishing. Pour échapper, l’espace d’un week-end, au quotidien enserré entre la famille et le boulot, ces amies ont pris l’habitude de se rassembler dans un chalet au bord de l’eau pour s’adonner à leur hobby. Nous les retrouvons à ce moment-là, en fin de semaine, en plein préparatif de leur Fishing Party. Avec intelligence, Frédérique Dolphijn campe le décor et dessine les contours de ces femmes modernes de la cinquantaine, fraîches comme des gardons. Mais leur bonne santé est-elle vraiment l’indice d’une pleine sérénité ? Entre les asticots qu’il ne faut pas oublier, les repas du mari dans le frigo, l’amant qui se dérobe et les croquettes du chien qu’il faut prévoir en suffisance, le lecteur plonge dans une trivialité pour, pas à pas, émerger en pleine nature en compagnie de ces copines réunies autour des brèmes ou des sandres. Mais qu’on ne s’y trompe pas, la quête de tranquillité au fil de l’eau peut vite tourner à l’aigre. Un week-end qui aurait pu être comme les autres mais qui va faire surgir certaines tensions qui dorment depuis trop longtemps. Dès lors, entre non-dits, solitudes et omissions, l’eau calme se troublera. Le dénouement ne permettra pas au courant de s’apaiser ni à la rivière de reprendre son cours normal. Enfin, peut-être pas pour tous !

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Frédérique DOLPHIJN, Là où l’eau touche l’âme, Esperluète Editions, 136 p., 18€)

Une rencontre avec l’autrice aura lieu à la librairie Tulitu de Bruxelles le 20 mai - la rencontre sera animée par Milady Renoir - http://www.tulitu.eu/