Nouvelle session des Brouillons d’Ateliers - Saison 2015

Les fondamentaux des brouillons d’ateliers :

L’objectif est d’aider l’anima-teur/-trice à estimer son travail, sa pratique professionnelle (même si l’animation d’ateliers d’écriture n’est pas sa profession à temps plein) à l’adapter, l’enrichir, à la confronter à une certaine réalité.
C’est le lieu, l’espace de discussion pour, en une heure, confronter les objectifs et les attentes de l’animateur avec les attentes et l’expérience du participant - pair.

Chacun en s’inscrivant à ce projet s’engage à participer au cycle complet des brouillons.
Les brouillons ne se feront que dans le cas où au moins 5 participants sont prêts à s’engager pour chaque lieu.

Processus :
Il s’agit de réunir un groupe de 5 – 6 membres du Réseau Kalame pour des séances d’ateliers de 3 heures chacune.
Ces participations et ces animations sont gratuites, elles entrent dans le processus de formation continuée que le réseau propose.
Lors de chaque séance, un membre anime une séance d’atelier d’écriture de 2 heures, à laquelle participent les 4, 5 autres.
La 3ème heure est dédiée à un débriefing, un partage de questions et de réflexions prévu pour affiner son regard sur son animation, l’atelier, dans une optique collective ouverte, non-jugeante, constructive, évaluative.

Brouillons d’ateliers - FONDAMENTAUX
Les trois types d’objectifs de cette Intervision nommée Les Brouillons d’Ateliers sont :

Commencer une animation

Bifurquer

Aller plus loin...

A la fin du cycle, chacun-e aura donc testé une proposition, vécu une situation concrète d’animation... et aura enrichi son expérience en participant à 4, 5, 6 séances où il/elle aura, en plus, écrit.

Les possibilités de questions et pistes de réflexion pour l’anima-teur/-trice :

Ai-je bien énoncé l’atelier ? Mes objectifs étaient-ils clairs… pour moi ? Pour les participants ? À quel public puis-je m’adresser ? Quels outils puis-je aborder ? Quelle méthodologie puis-je appréhender ? Ai-je bien prévu les temps d’écriture, de lecture, de retours ? Ai-je bien préparé mon matériel d’ateliers ? Ai-je bien trouvé mon langage pour animer ? Est-ce que je me suis senti(e) animé(e) ?
Puis-je situer d’où je parle quand j’anime (formateur/animateur/enseignant/artiste/écrivain ?) Est-ce que j’ai eu du plaisir à animer cet atelier ? À le préparer ? Qu’ai-je pu aborder au sein de cet atelier d’un point de vue professionnel et personnel ? Suis-je prêt(e) à animer cet atelier ? Des ateliers ? Quels sont encore mes besoins ? Quelles sont mes forces ? Où puis-je aller puiser des ressources ? Quels sont mes points de ressources ?

Les possibilités de questions et pistes de réflexion pour le/la participante :

Ai-je compris l’énoncé de l’atelier ? À quoi pouvais-je m’attendre ? Qu’ai-je reçu (écoute / empathie / méthodologie / clarté d’énoncé et d’énonciation / retour sur le texte / plaisir d’écrire / accompagnement dans le retravail / regard sur ma production / dynamisme de l’animation / qqch du groupe) ? Quels sont les outils que je peux reprendre/transformer/appréhender ? Quelle méthodologie puis-je retenir ? Apprivoiser ? Ai-je écrit ? Ai-je trouvé du plaisir à participer à cet atelier ? Ai-je pu me positionner par rapport à cette pratique ? À cet atelier ? Qu’est ce que je tire de cette expérience ? Qu’est-ce que je n’aurais pas fait de cette manière ? Qu’aurais-je fait pour mon atelier ? ….

Qu’est ce que l’intervision ?

"L’intervision est un dispositif particulier de rencontres entre pairs, des professionnels et praticiens des secteurs sanitaires, sociaux, médico-sociaux, éducatifs et judiciaires afin qu’ils échangent leurs expériences, qu’ils réfléchissent collectivement sur leurs conduites professionnelles, au travers d’une mise en commun de la pratique d’un des membres du groupe, voire de ses difficultés à faire face à des situations complexes ou à des résultats insatisfaisants dans l’accomplissement de ses missions. Il existe une assez grande diversité d’approches pour la mise en œuvre de l’intervision, selon les secteurs concernés, les spécialités exercées par les membres, l’objectif poursuivi par le groupe, le référentiel théorique d’analyse ou encore des facteurs culturels liés aux pays où elle se pratique. L’intervision se différencie assez sensiblement de la supervision, bien qu’elle puisse être considérée comme une mise en application des groupes d’analyse des pratiques professionnelles.
Le travail d’analyse de pratique relève de la prise de conscience de ses actions. En quoi le sujet s’y livre-t-il à une analyse ? Le travail effectué par les participants après avoir énoncé les "vécus de l’action" consiste à trouver des pistes explicatives et compréhensives en le questionnant. Diverses approches issues des sciences humaines peuvent être convoquées pour réaliser ce "travail sur les énoncés". Mais le plus souvent il s’agit de construire l’expérience en la verbalisant et en la confrontant aux regards croisés du groupe. Construire l’expérience, c’est en dégager les composantes subjectives et objectives, en donner à voir la dynamique émotionnelle et affective, faire apparaître l’imaginaire en valeurs, histoire et identifications."

"La notion de pratique professionnelle désigne :
* ce qu’on fait selon un modèle reçu (transmission) ou fabriqué (expérience)
* ce qu’on fait et dont on ne parle pas parce que ça ne correspond pas forcément à ce qui est prescrit (différence entre travail prescrit et travail réel) ;
*ce qu’on souhaiterait faire et qu’on n’arrive pas à faire ("empêchements d’agir" et « idéal professionnel ») ;
* ce qu’on fait et qu’on aimerait ne pas faire
* ce qu’on fait sans vraiment avoir conscience qu’on le fait, soit qu’il est plus confortable de ne pas le savoir, soit que cet agir est tellement "incorporé" qu’on ne le voit plus du tout comme modalité de notre action."

Sources : Articles divers sur Internet (wikipedia).