Rituels d’écrivains - Texte d’Edith Soonckindt

« Toi, tu n’es pas un vrai écrivain. Un écrivain, ça fume, ça boit et ça écrit la nuit ! »


Les mythes ont la vie dure.
Et c’est avec ce portrait sans appel, émanant d’un ex pour le moins conventionnel et un brin envieux, que mon sort fut scellé et ma destiné écrite.
Qu’est-ce qu’un écrivain ? En vérité, je vous le demande.
Et faut-il des rituels préétablis pour en être un ?
Forte du descriptif ci-dessus me concernant, il était clair que, privée de tout rituel, je n’étais pas la bonne personne pour répondre à ces questions.
Certes de temps à autre je m’étais prise à « jouer à l’écrivain » certains soirs, une cigarette (au clou de girofle !) au bec, histoire de titiller quelques neurones, et un porto à la main, histoire d’en titiller quelques autres, mais la plupart du temps je ne jouais à rien. Point de seaux de thé pour moi, de lever aux aurores ou de dégustation de fruits pourris.
Je n’avais pas de rituels.
Donc je n’étais point.
Il allait donc falloir me tourner vers mes petits camarades, peut-être plus créatifs dans le domaine ?
Un tour de piste express sur Facebook, où tant « d’amis » sont réunis/beaucoup d’entre eux se réfugient, me permit de glaner nombre de silences et quelques réponses sur le sujet (que ces « amis »-là en soient chaleureusement remerciés !), que je classerai en plusieurs catégories :

Texte publié sur BELA dans la rubrique "Billets d’auteurs". Lire la suite ici.