Lettre d’info(s) de la Maison de la Poésie

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Ce VENDREDI 27 JANVIER 2012 à 20 HEURES

SOIRéE AUTOUR DE LA REVUE L’ARBRE à PAROLES N° 154

_ ENTRéE LIBRE

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ECRIRE MALGRé L’HORREUR

maître d’oeuvre : Alain Dantinne

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couv-revue154.jpg AU SOMMAIRE :

_ Alain Dantinne : Pour quelle poésie aujourd’hui ?

_ Yves Bonnefoy : Le siècle où la parole a été

_ enjeux de l’écriture poétique

_ Christian Hubin, Marcel Moreau, Eric Clémens,

Pierre Dhainaut, Lucien Noullez, Max Alhau,

André Doms, Zéno Bianu, André Schmitz,

Christophe Mahy, Alain Dantinne,

Yves Bonnefoy

_ abyme de la poésie

_ Bertrand Degott : Imagine, Alain.. .

Francis Chenot : La mémoire qui chuinte

Françoise Lison-Leroy : Le poème, je me l’arrache

Jean-Paul Daoust : Soif

Véronique Daine : Journal

Lucien Noullez : Sur un cahier perdu

Christophe Mahy : Trois poèmes

André Schmitz : La poésie

Jacques Coly : Déclaration au bureau des intentions

Alexandra Fixmer : C’est pour me...

Jocelyne François : Mémoire perpétuelle

Bruno Doucey : Fragments pour un printemps

Alain Dantinne : Tu vois l’homme...

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Un lieu de liberté

La poésie a ses raisons que la raison ne devine même pas ! C’est pour cela sans doute que l’acte d’écrire de la poésie ou en poésie n’est pas en avant tout un acte de littérature, en tout cas pas seulement. C’est aussi pourquoi les critiques sont mal à l’aise en présence du poème, quand celui-ci est véritablement en poésie. Laquelle n’est pas "logique" ni rationnelle, ne peut se plier à des règles, à des directives, ni même à des écoles. Elle est un lieu de liberté totale. Il y a d’ailleurs autant d’arts poétiques qu’il y a de poètes. La page ou le recueil de poésie n’est pas un espace où l’on range des mots, où l’on ordone des vers et classe des rimes. Pas nécessairement en tout cas. Il n’est pas le produit d’un art collectif ou personnel (pas uniquement en tout cas, ni exclusivement un ! art social ou individuel non plus)...

André Schmitz
---- La poésie, Alain ?

Elle est le seul jeu qui m’intéresse. Faite de mots, mais non pas de ses seuls mots, ni plus que les façades de Santo Stefano de Bologne ne combinent que des briques. Elle porte un sens, fût-il "non-sens" pour Bataille, ou plus amplement l’ "émotion" qu’évoque Jaccottet, car la poésie se dirige, se meurt, s’émeut, est justement ce mouvement qui anime jusqu’à la "nature morte" du peintre, qui s’entête à fourbir la vie, comme la Nature même sous l’inertie du gel...

André Doms
SAMEDI 28 JANVIER 2012 - DE 9H30 à 16H

ATELIER DE CRéATION PLASTIQUE ET D ’éCRITURE CRéATIVE POUR ADULTES

« En quoi suis-je métissé, métissage ? »

Création de « poupées métissées » à partir de textiles divers à la manière d’artistes contemporains dont Pascal Tassini.

Prix : 20 €, 14 € tarif réduit

2 x 1,25 € article 27

abonnement : 50 €/5 ateliers

Animatrices :

Annie Gaukema et Nathalie Henrard

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Consultez le calendrier des ateliers « Plume & Pinceau » C.E.C
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VENDREDI 17 FéVRIER 2012 à 20 HEURES

SOIRéE POéSIE-LECTURES

_ ENTRéE LIBRE

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Soirée autour et avec karel Logist

à l’occasion de la parution de l’anthologie Mesures du possible

Laurent Demoulin présentera l’ouvrage

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Les trois plaquettes heureusement regroupées ici, Ciseaux carrés, Une quarantaine et Un danseur évident, ont été publiées pour la première fois, à l’enseigne de l’Arbre à paroles, respectivement en 1995, 1997 et 2004. Aussi l’encre des poèmes qu’ils contiennent ne vient-elle pas de sécher : les moins neufs ont plus de seize ans et les plus récents moins de huit. En outre, si les deux premiers recueils se suivent d’assez près, le dernier est paru presque dix ans après le premier et sept ans après le second… Cette ronde de chiffres est riche de deux enseignements.

D’abord, elle nous prouve avec éclat que la poésie de Karel Logist ne vieillit pas. Le temps est en effet passé en vain sur ces trois recueils. Malgré la quarantaine éponyme de l’un d’eux, les poèmes qu’ils contiennent n’ont pas pris une ride. Ils demeurent pareils à eux-mêmes, légers, lumineux, insaisissables, ni jeunes, ni vieux, sans âge, inaltérables et aériens. Ils pourraient avoir été écrits hier ou l’être demain.

Laurent Demoulin

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---- ’round midnight

Toutes les nuits, tu as de petites peurs

Souples et malléables comme des bras d’enfant

Autour de tes épaules nues

_ Tu crains qu’il soit l’heure

Des cambrioleurs roux

Tu crains que les volets ne se relèvent pas

Restent à jamais coincés

Que la rouille, le brouillard, de mauvaises pensées

Ou de mauvaises rencontres t’imposent leur loi

Tu crains que ce soit lui

Les bras mouillés de sang

Qui vient chercher son dû

Toutes les nuits, tu caches tes jouets

Sous l’oreiller des fées, dans la botte du géant

Toutes les nuits, tu serres tes angoisses

Tu les tords, les étreins,

Tu les trais ; il en sort

Une transpiration qui te chasse du lit

À la rencontre de bruits, de craquements et de voix

Dont le jour se souvient,

Et des rêves aussi.

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SAMEDI 24 MARS 2012 - PORTES OUVERTES

NOUVEL AN POéTIQUE - 5e édition

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Une grande fête qui réunit des centaines de personnes dans nos locaux pour célébrer le passage à la nouvelle année poétique ! Cet événement est l’occasion d’organiser nos portes-ouvertes, de faire visiter notre bâtiment, avec ses bureaux, salles d’expositions, résidence d’écrivain... et surtout le théâtre à rebâtir, baptisé " L’impossible - théâtre des utopies "
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Au programme :

Présentation des anthologies, visite de l’exposition, performance danse, lectures, scène ouverte, concert

et bien d’autres surprises (programme détaillé prochainement)

autour d’un buffet convivial et du tirage tombola !
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