Les conseils d’écriture d’Elmore Leonard

Il est salué par les critiques pour son réalisme et ses dialogues justes et forts. Il a obtenu le Grand Prix de la littérature policière en 1986 pour La Loi de la cité (Rivages/Noir 2007). En 2012, il est lauréat du National Book Award pour l’ensemble de son œuvre. Il a écrit un essai : Mes dix règles d’écriture (Rivages, 2009). Ses commentaires plein d’humour devraient inspirer les auteurs qui veulent écrire un roman.

1 : Ne commencez jamais un livre en parlant de la météo. S’il s’agit uniquement de créer une atmosphère, et non de dire comment un personnage réagit au temps qu’il fait, il ne faut pas s’éterniser (…).

2 : Evitez les prologues. Ils sont souvent indigestes, surtout quand ils suivent une introduction qui succèdent à un avant-propos.

3 : N’utilisez jamais d’autres verbes que « dire » pour accompagner les dialogues. Le dialogue appartient au personnage ; le verbe, c’est l’auteur qui vient mettre son grain de sel. Cependant, « dit-il » est infiniment moins intrusif que « grogna-t-il », avertit-il » ou mentit-il ».

4 : N’utilisez jamais d’adverbe pour modifier le sens du verbe « dire »… signifia-t-il doctement. Utiliser un adverbe de cette façon (et d’à peu près toutes les autres) est un péché mortel.

5 : Tenez la bride à vos points d’exclamation. Vous n’avez droit qu’à deux ou trois spécimens par tranche de 100 000 mots.

6 : N’utilisez jamais de tournures telles que « soudain » ou « l’enfer se déchaîna ». Cette règle se passe d’explication.

7 : N’utilisez les dialectes régionaux et autres patois qu’avec parcimonie.

8 : Evitez les descriptions détaillées des personnages. De ce côté-là, Steinbeck a déjà tout fait.

9 : Evitez de décrire par le menu, les lieux et les objets. Même si vous savez y faire, vous ne tenez pas à ce que les descriptions paralysent l’action et mettent l’histoire au point mort.

10 : Essayez de supprimer les passages que le lecteur a tendance à sauter. Réfléchissez à ce que vous sautez quand vous lisez un roman : les bons gros paragraphes de prose bien consistante dans lesquels il y a clairement trop de mots.

Elmore Leonard ajoute en conclusion de son livre : « la plus importante de mes règles résume toutes les autres : “Si cela ressemble à de l’écrit, je le réécris”. »

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