Le n° 65 de la revue Traversées

 

 

"Il faut des écrivains pour qu’il y ait des lecteurs, mais aussi des lecteurs pour qu’il y ait des éditeurs…

Chacun de nous pense avoir des tas de choses à dire, des événements vécus ou rêvés qu’il pense être le seul à posséder. Soit il les garde pour lui, soit il tente par l’écriture de se confier : encore faut-il que ce qu’il écrit ait une réelle valeur littéraire ! Tous ne seront pas publiés, même si l’intention, la volonté de dépasser le cadre intime est là !

L’écrivain retenu, qui a posé son texte et remis son opus à son éditeur, n’a plus qu’à attendre – en croisant les doigts – le retour du lecteur, qui lui, ne se leurre pas et peut se révéler sévère. Une frustration : il pose des questions, établit un constat à travers son roman, son essai… et n’a pas toujours les retours escomptés. En souhaite-t-il vraiment ? L’écrivain doit sentir son lectorat, savoir ce qu’il peut dire, ce qu’il doit taire, savoir titiller son questionnement, son positionnement. Le lecteur accueille cette nourriture littéraire avec bonheur ou rejet, recherche derrière les mots, les lignes, où l’auteur veut en venir. Il peut rire, pleurer, s’irriter, passer par toutes les couleurs de l’arc-en-ciel, pester, s’attaquer à toute la production de son scribe préféré, chercher à le contacter, lui écrire, le rencontrer…

Est-ce que l’écrivain doit avoir souffert, vécu, voyagé… ? C’est selon : il est notoire que certains auteurs ont écrit des récits de voyage ou d’exotisme sans s’être déplacés de leur bourgade.

L’écriture oblige à la solitude, à la réflexion, au repli sur soi, à la recherche… Cette solitude est nécessaire parce qu’il faut bien chercher tout au fond de ses pensées, de son passé, de ses connaissances pour les aligner sur papier (ou sur écran) et le résultat de ces démarches doit rejaillir inévitablement au mieux sous forme d’écrit. Les mots, de l’intérieur, arrivent aux lèvres, se communiquent au corps tout entier et se jettent du bout des doigts…

Le présent numéro consacre tout un dossier à Alain BERTRAND, « un homme dangereux » dont le regard est si perçant qu’il faut absolument le lire.

16 écrivains, par leur poésie, textes en prose, essais littéraires, ainsi que 11 chroniqueurs contribuent à pleins tubes et avec talent à ce numéro haut de gamme."

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