La semaine de... Patrick Dupuis (jour 3)

"Deuxième affirmation : Mieux vaut être édité par un “grand éditeur parisien” que par un éditeur belge.

... Autrement dit : « Il n’est bon bec que de Paris ».

C’est selon. Beaucoup d’auteurs sont d’abord édités en province, en Belgique ou par de petits éditeurs parisiens. Certains passent ensuite chez des éditeurs plus “importants” et sont très heureux... mais il y en a qui déchantent et qui retournent à leurs premières amours.

J’ai récemment discuté de cela avec un auteur qui avait quitté l’Editeur, celui chez qui tous les auteurs rêvent d’être publiés et dont le nom commence par un G. Selon lui, dans une maison aussi prestigieuse, on est un numéro tant qu’on ne vend pas des masses de livres. Le travail d’édition est bien entendu correct mais il est aussi anonyme (peu de contacts). De plus, avec la politique éditoriale actuelle, la plupart des livres publiés par ce type d’éditeur tient au maximum deux ou trois mois sur les tables des libraires pour ensuite s’en aller vers le pilon.

Toujours selon cet auteur, on peut se sentir plus heureux chez un petit éditeur. Les échanges sont plus amicaux, fraternels. Le livre est disponible beaucoup plus longtemps et l’auteur se sent soutenu... Dès lors, certains écrivains de qualité - considérant qu’écrire et se faire éditer sont des plaisirs et doivent le rester - ne se préoccupent pas de la taille de leur éditeur. Ils cherchent une maison d’édition dans laquelle ils se sentiront à l’aise et qui, bien entendu effectuera un travail sérieux... car tout le monde sera d’accord pour dire qu’un éditeur grand ou petit qui fait mal son travail (si, si, ça existe mais même sous la torture, je n’en dirai pas plus) est à éviter absolument."

 

à demain pour la troisième affirmation.