La semaine de... Jacques Darras (6/6)

VI

Q. Et le social, la société, Jacques Darras, qu’est-ce que vous l’écrivain faites donc pour elle ?

JD. Vous me collez me clouez, mon cher Arthur, aux poteaux de couleur.

Vous me scalpez mon cher Indien vos questions me d’harrarcèlent.

Je ne me prends pas pour un canon d’ivresse livresque.

Nous les poètes sommes des noceurs sommes des farceurs.

Nous farcissons de mirifiques volailles faisans faiseurs pour banquets d’heures célestes.

Nous voletons nous valetons nous sommes valétudinaires en attitudes et en valeurs.

Quant à descendre dans la boue l’horreur ! l’horreur !

Dans la basse-cour nous pataugeons comme albatros de marque Baudelaire et son brûleur

Pieds-bots de l’air nous sommes bols d’air nous sommes charters nous sommes charreteurs en stratosphères.

Nimbus nimbés la lampe-à-arc nous surréelle et nous éclaire.

Quant à chauffer mettez en marche l’éolien le solaire.

Moulin la Manche m’aère m’aère mon énergie je l’ai stockée dans mes turbines fibres de vers

Lisez ! vous y verrez je crache le feu de mes poumons si vous êtes pâle voyez mes pales elles vous indiquent le sens du vent.

Avant ! avant ! poètes nous sommes des « allant vers » !