La semaine de... Christine Aventin (4/5)

 

Jeudi

 

Faire le récit d’une émotion.

Emotion de lecture qui m’arriva, un matin.

Tenter de partager avec vous ma lecture

De cette émotion.

 

Peut-être rien. Sensiblerie niaise.

Ou peut-être faille tragique.

Surgissement poétique dans le zoning publicitaire.

 

Je ne sais pas, moi-même, à bien y réfléchir 

Si fragment de beauté vive contenant espoir 

D’être humain au temps des cerises ;

Insurrection des femmes nues

Danse de la pluie sur homme|Click to Continue > by Text-Enhance d’église

 

Ou bien si élan commun des cœurs

Qui fait marcher foules au pas

Au shopping center

Comme à la guerre

Et confondre liberté de parole

Avec forfait téléphonique

 

Le train s’ébranle

Il cherche Midi à Central et puis Nord.

Cahots nombreux des nombreux aiguillages.

Peu à peu, il prend

Sinon de la vitesse son élan

Grosse chenille qui compte ses pattes

A ce moment-là, précis, de la sortie de la ville, 

Entre les pilastres en béton des parkings,

Sous les ponts,

Cette espèce de banlieue vague comme terrain de jeu des graffeurs, faiseurs de dessins, taggeurs de ta gueule, hiéroglyphes à la bombe, soudain un immense graffiti, qui prend tout le mur pour nous dire que :

J’AVAIS TOUJOURS REVE DE LE FAIRE.