FICTION - La Sorbonne sonore

LIVRES EN TETE - Festival de lecture sonore -  Enregistré en public les 20 et 21 Novembre 2009 dans le réfectoire de l’ancien couvent des Cordeliers.


http://www.franceculture.com/emission-fictions-theatre-et-cie-fiction-la-sorbonne-sonore-2010-06-20.html

 

Une émission de Pierre Jourde, Bernhard Engel et Yann Migoubert -  Réalisation : Jacques Taroni et Myron Meerson

Ce premier festival de lecture a été organisé du 19 au 22 novembre 2009 par le Service culturel des étudiants de l’Université Paris-Sorbonne et les Livreurs-lecteurs, en partenariat avec France Culture, Le Collège des Universités de Paris et la Mairie de Paris.

 La programmation et le choix des textes lus ont été proposés par l’écrivain Pierre Jourde.

« Ce festival a pour vocation de donner à entendre des textes anciens ou contemporains que l’on ne connaît pas assez, ou des textes que l’on connaît trop bien, et que l’on a tendance à laisser dormir du sommeil paisible réservé aux classiques, parce que l’on a oublié leur puissance bouleversante. La voix nous restitue toute l’intensité de leur présence. Leur capacité à faire rire, à révolter, à émouvoir nous apparaît intacte. » Pierre Jourde

 

Première partie :

Textes qu’on aimerait entendre à la messe

La messe est sans doute le spectacle qui a donné lieu au plus grand nombre de représentations. Depuis la première, en Judée, on ne les compte plus. Les fans connaissent les répliques par cœur. Pourtant, depuis quelque temps, on sent un fléchissement. Certaines salles se vident. Comme on l’a fait naguère pour la Bible, on pourrait imaginer une messe renouvelée par l’apport de quelques écrivains, qui lui rendraient son intensité tragique et ses potentialités comiques.

 

 Valère Novarina, L’Espace furieux

L’Abbé Kodjo, La Création

 Pierre Devaux, Noé (le livre des darons sacrés)

 Alfred Jarry, La Passion considérée comme course de côte

 Jehan Rictus, Le revenant

 Bossuet, Sermon sur la mort 

 

 

Seconde partie :

Pamphlets et parodies

L’époque contemporaine a perdu le goût du pamphlet. Le genre est pourtant moins risqué qu’autrefois, mais aujourd’hui le mot d’ordre est au respect : respect des religions, des écrivains, des artistes, des enfants, des différences, de tout. Tout le monde est gentil. D’où une littérature au goût bien souvent pasteurisé. Naguère, les écrivains tapaient dur, sur leur époque, sur les politiques ou sur leurs collègues. Leurs diatribes ne nous renseignent pas seulement sur les enjeux et les conflits d’une époque. Ils réjouissent par leur virulence, leur énergie, leur inventivité verbale dans la démolition.

 La parodie est un pamphlet littéraire détourné. Elle subvertit le texte de l’intérieur, elle l’assassine en l’épousant. Par là, elle est d’autant plus insidieuse, d’autant plus meurtrière.

 

 Victor Hugo, Napoléon le petit

 Léon Bloy, Je m’accuse

 Louis-Ferdinand Céline, A l’agité du bocal

 Pierre Dac, Bagatelle sur un tombeau

 Pierre Desproges, A mort le foot

 Philippe Muray, Le sourire à visage humain

 Reboux et Muller, L’homme à l’oreille de cire

 Patrick Rambaud, Mururoa mon amour

 

 

Lu par Les Livreurs.

Les Livreurs sont des lecteurs sonores. Ils amplifient la littérature par la lecture à haute voix et font entendre en public l’œuvre d’un auteur.

A l’instar du musicien soliste, ils choisissent « des morceaux de littérature » qu’ils travaillent pour donner voix à toutes les nuances de sens et de rythme du texte et pour offrir aux auditeurs l’interprétation la plus juste possible.

C’est en proposant cette « musique » des livres que les lecteurs suggèrent un univers, une atmosphère, des sentiments, des personnages tout en laissant l’auditeur libre de créer ses propres images.

En 2006, Les Livreurs créent avec le service culturel des Étudiants de l’Université Paris-Sorbonne (Paris IV) une formation de lecture à haute voix.

 

 

Comédiens Livreurs, Ariane Dionysopoulos, Jean-Paul Carminati, Adélaïde Bon, Thierry Barthe, Judith Lurcel, Bernhard Engel, Franck Lacroix, Elisabeth Viain, Dounia Georgeon, Juliette Steimer, Phillipe Lebeau, Thibaut Quettier, Hélène Francisci, Pierre Jourde, Pierre-Benoît Roux, Dominique Lemaire

 

Service culturel de la Sorbonne : Carole Marsal, Emmanuel Fournier, Yann Migoubert.

Cordeliers : Roselyne Bigot

Régisseurs : Manuel Mayer, Olivier Jacquet, Sylvain Ebode

 

Equipe technique France Culture : Claire Levasseur, Benjamin Thuau, Antoine Viossat,

Assistants de Réalisation : Lise-Marie Barré et Emmanuel Vignais.