Ecrire à partir d’illustrations ?

"De l’illustration au texte
L’illustratrice Vanessa Hié et l’auteur Carl Norac ont travaillé ensemble sur l’album L’opéra volant (ed. Rue du monde). Vanessa Hié a d’abord réalisé les oiseaux, personnages principaux de cette oeuvre, puis Carl Norac s’est penché sur le texte : « J‘ai voulu emmener ces oiseaux en voyage, leur donner un nom. Les dessins ont déjà une âme : nous essayons de mettre cette lumière dans le livre », explique l’écrivain. Ecriture et dessin se sont parfaitement rejoints selon l’illustratrice : « L’histoire a été écrite pour mes oiseaux. Je n’ai pas eu de difficultés à m’en tenir à l’histoire de Carl ». Finalement, le défi littéraire relevé par ce type de duo est bénéfique à la création. En effet, la rencontre déclenche une libération. Mais elle s’accompagne de nécessaires contraintes selon l’écrivain Daniel Picouly : « On a besoin de contraintes pour créer. Pour ma part, j’ai vu une histoire dans ces images. Mon travail a consisté à retrouver ce moment magique où je les ai vues pour la première fois. Le coup de foudre a été immédiat, mais il a fallu beaucoup de travail ensuite. » Il a écrit le texte de l’album Et si on redessinait le monde ? (ed. Rue du monde) illustré par Nathalie Novi.

La création : une poule aux oeufs d’or
L’avènement d’une oeuvre est un secret bien gardé par Daniel Picouly : « C’est effrayant de disséquer la création, nous retenons nos secrets. Ce processus de création est inexplicable et ressemble à la fable de la poule aux oeufs d’or. Vous savez, ce fermier tue la poule en pensant trouver un trésor en elle au lieu de garder ses oeufs au fur et à mesure. Résultat, il n’obtient plus rien. Révéler nos secrets revient précisément à tuer la bête.« 

Passerelle entre l’enfance et l’âge adulte
« Il y a toujours une part d’enfance dans notre travail. Lorsque j’ai parcouru l’Atlas, j’ai vu le monde entier sous mon nez, et je me suis dit : où sont les gens ? Comme dans un rêve d’enfant, j’ai pris mon tapis volant et parcouru le monde », explique Nathalie Novi. L’album Et si on redessinait le monde ? est constitué de cartes d’atlas sur lesquelles l’illustratrice a apposé des personnages. Carl Norac défend également l’idée d’une création pour tous : « Il n’y a aucune séparation entre ce que j’écris pour les enfants et les adultes », affirme t-il. Il est appuyé par Daniel Picouly, qui s’insurge « qu’un auteur jeunesse n’ait pas la même considération que les écrivains pour adultes. Les auteurs jeunesse donnent le goût de lire aux enfants, ils forment des lecteurs. » "

Source : http://www.enviedecrire.com/comment-ecrire-a-partir-dillustrations/

Lien vers le Salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil...