Dictionnaire égoïste de la littérature française



Description :

Extrait :
4ème de couverture :
"A" comme "Apollinaire", mais aussi "Age des lectures". "B" comme "Balzac", mais aussi "Bibliothèques de maisons de campagne", "Belle du seigneur". "C" comme "Corneille", mais aussi "Commencer (par quoi)". "D" comme "Du Deffand", mais aussi "Décadence et mort d’un écrivain" ou "Del Dongo"...
De François Villon à Françoise Sagan, le Dictionnaire égoïste de la langue française rassemble des auteurs célèbres et des méconnus, des oeuvres lues et d’autres qui pourraient l’être davantage, des personnages de fiction, des notions. Ce n’est pas un dictionnaire comme les autres. Il est érudit, allègre, partial, drôle, s’intéressant aux êtres en plus des écrits, brillant, inattendu. Bref, il est à part. C’est un exemple achevé de gai savoir.
Charles Dantzig est l’auteur de plusieurs romans, dont, chez Grasset, Nos vies hâtives (2001, prix Freustié, prix Nimier) et Un film d’amour (2003)
Extraits choisis :
-"Pour lire les poèmes d’Aragon, il faut aimer les harangues. Même quand il parle d’amour, il aboie."
-"L’auteur, pour créer, doit détruire : les passages qui lui ont fait le plus grand plaisir, pour commencer. Ce sont les plus mauvais. Une exaltation menteuse s’était emparée de lui.
Tout le temps qu’il écrit, un auteur combat avec son livre. Puis vient un moment où il sent qu’il n’y peut plus rien. Le livre est fait."
-"Il est impossible de lire dix pages de Balzac sans trouver une pensée intelligente, mieux que cela, une phrase inattendue. Sauf quand il se met à avoir des idées, et alors, comme tout le monde, il n’est pas bien malin"
-"On ne peut pas définir la forme du beau, parce que le beau est mouvant.
Le beau est une paresse.
Le beau d’hier fait rire"
-"Beckett s’est mis à écrire sans graisse, sans chair même. Que de l’os. Il le lime, le polit, le lisse, l’abandonne, là, tout seul, au milieu d’un terrain vague (...) Beckett aborde le lyrique pour mieux l’abattre"
-"Le premier art, qu’on n’enseigne jamais, est le courage. Celui de couper ce qui fait plaisir, etc,etc. : de ne pas se préférer à son livre"
-"Le cliché est un piège gluant. Celui de croire que l’imagination est un ensemble d’accessoires dont on se pourvoirait, et non une émanation de la personnalité"
-"Un écrivain est un danseur. Chacun a son rythme favori, celui où il est le plus habile, qui semble lui appartenir en propre"
"D’une certaine façon, toute citation est malhonnête, car elle extrait une phrase d’un ensemble dont le rythme et les contrastes contribuent à lui donner une valeur"
Guylaine