Daniel Simon - ses dernières parutions

La Troisième séance - ISBN 978-2-87003-546-7 / décembre 2010 120 pages / format 13*21 cm / 12 euros

C’est lors de la troisième séance d’un atelier d’écriture que tout est en place : les relations, les exigences, les projets, les désirs de textes, les incertitudes et les tâtonnements inspirés… L’auteur relate ici ses observations et réflexions, ses interrogations et ses enchantements aussi à propos des relations entre les personnes (les auteurs) et les dynamiques qui se mettent en place dans le cadre des ateliers qu’il anime.

 Enfin, il laisse émerger, au fil des expériences et des témoignages, des questions et des évidences qui traversent le plus souvent la vie d’un atelier. Créer, c’est aussi rencontrer ce qui advient dans le fil de l’écriture et qui échappe à tout projet…

  « Ce texte, je l’ai écrit au fil du temps ces trois dernières années. Je me préparais à prendre de la distance avec cette activité que je pratique depuis si longtemps et qui me semble, avec le temps, chez moi, de plus en plus liée à un goût de la transmission.

 Les ateliers d’écriture sont des arènes où se jouent bien des combats…De soi à soi, dans sa relation au désir d’écrire et dans le soutien mutuel qu’offre l’espace des ateliers d’écriture…

 Je relate dans La Troisième séance certaines des questions, des réflexions, des expériences que porte en soi le mouvement des ateliers d’écriture, né dans les années post 68 et aujourd’hui, au cœur de l’Institution.

Ces ateliers sont aussi un lieu de brassage culturel et social où l’exigence tranche avec la mollesse du temps : les contraintes sont des limites avec lesquelles les participant(e)s sont amenés à se confronter régulièrement. Et l’enjeu essentiel : approcher sa vérité, tenter d’atteindre le beau et construire une mémoire personnelle dans des temps où le copier-coller, le sampling, est omniprésent… »

ET

Dans le Parc - ISBN 978-2-930333-38-0 148 pages 16 EUR.

Il se fait que j’habite près d’un Parc magnifique (Parc Josaphat), que j’y croise en toutes saisons des promeneurs de tous les horizons. Que de ce Parc est née l’idée d’un parc plus large : le parc humain. J’ai donc mis en chantier en quatre ans ces textes brefs, la plupart écrits dans une distance que la poésie permet.

J’écris sur un monde qui me dérange, un monde qui me met à mal, qui me rudoie par sa violence, la dégradation de sa culture (de ses cultures évidemment), par la rudesse des rapports qui frise le déni permanent. J’écris à propos de ce monde qui est celui auquel je collabore, je l’habite, je le vis, je l’observe, je tente de le comprendre mais il n’est pas certain que je l’aime à chaque fois.

Cependant, il me faut reconnaître à quel point le paysage n’existe pour moi que s’il est habité de cette dégradation. Et ce paysage est piqué ça et là de beauté, de grandeur. Il faut bien observer mais elles sont là : beauté et grandeur des efforts de chaque corps pour tenir debout, beauté et grandeur des modestes qui se faufilent comme ils peuvent dans les plis de plus en plus serrés d’un tissu social qui choisit le vulgaire au nom du populaire.

Dans le Parc a été aussi l’occasion de tenir une sorte de Journal de bord d’un homme qui a largement franchi les frontières naturelles de ses croyances. Pas de désillusion pourtant mais une sorte d’abordage poétique d’un réel rugissant, où la littérature essaye de tenir le vivant au centre de ce qui semble se défaire. Que ce soit des poèmes, des petits textes en prose, des récits poétiques, des monologues, les textes qui composent Dans le Parc appartiennent aussi à une sorte de Journal de voyage d’un homme qui vit dans une Belgique parfaite pour comprendre le monde.