Atelier de kasàlà ou célébration de la personne

Atelier de kasàlà

ou célébration de la personne


 Date : Lundi 28 mai 2012, de 10 à 17 h
  • Adresse : 15, rue du Sablon, 1470 Bousval
  • Contact : Résy Debra

 Tél. : 010 614227
 Courriel : resydebra@gmail.com
  • Prix : 70 € (repas compris)
  • Animateurs : Jean N.S. Kabuta § Résy Debra

 

De quoi s’agit-il ?

 

Le kasàlà est, au point de départ, une forme de tradition orale africaine destinée à célébrer la personne, en stimulant son énergie intérieure, en la conditionnant mentalement pour relever des défis. Quand on sait les difficultés auxquelles l’homme, en contexte traditionnel, doit faire face à chaque instant pour assurer sa survie, on comprend qu’il ait inventé un outil comme le kasàlà, qui lui insuffle l’énergie nécessaire.

Le rayonnement bienfaisant du kasàlà s’étend aujourd’hui vers d’autres contrées, vers les hommes du monde contemporain ! C’est en effet à travers une thèse de doctorat élargie sur cette tradition orale que Jean Kabuta s’est reconnecté avec ses racines profondes. Il a constaté, lors de nombreux ateliers en Europe et en Afrique, les effets multiples de cet art ancien. Le kasàlà, dans sa pratique, s’avère être un processus existentiel, essentiel de par la célébration qu’il suscite et qui nous transcende. Il recèle une dimension universelle.

Cet outil de développement de soi et de la société, qu’on trouve quasiment dans toute l’Afrique subsaharienne, porte des noms variables selon les langues. Il existe deux grands types de kasàlà : le kasàlà de l’autre et le kasàlà de soi. On peut résumer ainsi les différentes idées que recouvre le concept kasàlà :

  •  voyage vers l’autre et vers soi
  • parole enthousiaste, destinée à exalter et à mieux faire connaître la personne
  • lettre d’amour adressée à l’autre ou à soi-même, qui renforce l’estime de soi et améliore les relations interpersonnelles
  • poème qui invite la personne à occuper sa place légitime au monde
  • outil de connaissance de soi et d’éveil
  • expression publique et bienveillante de la personne
  • art d’illuminer les atouts, les potentiels, bref, de proclamer les bonnes nouvelles
  • force qui tire l’individu et la communauté vers le haut
  • attitude d’émerveillement devant la nature et le phénomène humain

Pour cette écriture ou ce chant poétique de l’autre et de soi, la présence d’un public est indispensable. On s’aperçoit que c’est, précisément, au moment de l’énonciation en présence de l’autre, que le kasàlà surgit, qu’il existe. Autrement dit, le kasàlà est réellement le produit de la rencontre, preuve qu’il préexiste en chacun et attend seulement ce moment pour s’actualiser. En ce sens, il est une oeuvre plurielle, qui révèle que chacun est porteur de beauté.

Au cours de l’atelier, on apprend à créer des kasàlà et à les réciter. Venez donc découvrir l’art de célébrer la personne, en particulier la célébration de soi ou autolouange, pour retrouver le sens menacé.

Jean Kabuta